Evodoula-Nkolassa : dans le Département de la Lekié au Centre du Cameroun, la Fondation Okala aide les lauréats au concours d’entrée au secondaire.

La Fondation Okala a, le mardi 29 août 2023, remis aux 5 lauréats du concours d’entrée en classe de sixième secondaire (1ere année, si vous voulez), du matériel et fournitures scolaires nécessaires pour la prochaine rentrée. Il s’agit des cinq premiers élèves du Cours moyen 2 de l’Ecole primaire de Kalngaha qui ont réussi à ce concours et qui vont ainsi entamer leurs études secondaires, notamment au lycée d’Evodoula à une soixantaine de km de Yaoundé, du lycée et Collège d’enseignement technique, industriel et commercial (CETIC) de Nkolassa à environ 80 km de Yaoundé, ou encore du Collège bilingue les Bambinos à Yaoundé, la Capitale du Cameroun.

Une année scolaire assurée aux lauréats.

Les cinq meilleurs élèves de ce concours d’entrée en 6e ont donc reçu chacun ce mardi 29 août 2023 de la Fondation Okala :

– le paiement de tous les frais d’inscription pour l’année scolaire 2023/2024

– des livres d’anglais, de mathématiques, de français…

– une tenue de classe

– un cartable

– une paire de tennis

Du matériel et fournitures scolaires que leurs familles étaient dans l’impossibilité de se procurer, faute de moyens. Cette assistance de la Fondation Okala va ainsi permettre à ces 5 élèves de réaliser leurs rêves et de poursuivre leurs cursus scolaires.

Les lauréats n’ont pas tari d’éloges à l’endroit de la Fondation Okala.

Gaston Nga Médard : « je remercie la Fondation OKALA pour toutes les choses qu’il m’a données : la nouvelle tenue, les nouvelles chaussures et toute la scolarité. Je promets de bien travailler pour rafler tous les prix l’année prochaine ».

La mère d’un des lauréats y va de son témoignage : « je remercie la Fondation OKALA pour tout ce qu’elle a fait. Je me demandais comment j’allais faire avec mon fils qui venait de réussir au concours d’entrée en 6e. Je n’ai ni la force, ni les moyens d’inscrire les enfants à l’école. Je ne sais comment remercier la Fondation Okala qui nous a tout donné. Ce que je peux dire, c’est que  je remercie d’abord Dieu. Où je suis là, je suis veuve et orpheline, et la Fondation OKALA m’est venue en aide ».

« Je me demandais comment j’allais faire pour scolariser mon enfants… »

Elle poursuit son témoignage, les yeux larmoyants. Car cette mère de famille de plusieurs enfants ne savait à quels saints se vouer pour assurer la scolarité à ses enfants.

« Je remercie Dieu car un pays n’est rien sans élites. Nous remercions Dieu et le prions pour le bien qu’il fait aux orphelins. Car, où je suis là, veuve et orpheline, je n’ai rien, rien, rien. Je pleurais, car je ne savais qui allait scolariser mon enfant. Alors la Fondation OKALA a eu pitié de moi et a scolarisé mon enfant. Elle a même acheté des cahiers et, comme vous pouvez voir maintenant que j’ouvre le cartable, je vous montre les cahiers, les tennis, les livres… Tout ce qu’on a demandé, la Fondation a acheté. Elle a tout payé : la pension, les livres, les cahiers, l’uniforme scolaire… Absolument tout pour mon enfant.

Alors je remercie la Fondation OKALA, je remercie aussi papa OKALA et je demande à Dieu de lui accorder la vie qu’il mérite pour qu’il continue de nous aider, nous les pauvres ; qu’il ne se décourage pas. On te prie papa OKALA d’aller de l’avant… Je pleurais car je n’avais rien, rien, rien. Merci d’avoir tout acheté, merci papa OKALA ».”

Des conditions d’études difficiles…

Reste que les conditions dans lesquelles ces élèves vont étudier au CETIC de Nkolassa, comme dans bien d’autres écoles au Cameroun, demeurent l’autre problème majeur pour leur éducation. Pour l’année 2022-2023, quelque 150 élèves y ont étudié entre autres : la maçonnerie, l’électricité, la menuiserie, la comptabilité et le secrétariat bureautique, dans 3 abris cloisonnés en 2 semblant de salles de classe chacun. Ici, il y a absence totale d’ateliers, de matériels et d’équipements pour les travaux pratiques de ces élèves qui ont choisi ces filières techniques, industrielles et commerciales.

Le Cameroun en a pourtant grandement besoin. Etudier dans de telles conditions, relève d’un véritable exploit. Les enseignants, pas plus que le directeur du CETIC de Nkolassa, ne disposent pas de bureaux ni d’installations hygiéniques. Ces enfants veulent bien étudier pour contribuer au développement de leur région et du Cameroun. Mais les moyens font défaut. Les cinq élèves primés ce jour par la Fondation OKALA passent pour des “chanceux” aux yeux de leurs petits camarades, dont certains risquent de se faire chasser de l’établissement d’ici à décembre prochain, faute de moyens pour payer leurs frais d’inscription ou pour acheter le matériel scolaire requis.

Afin de pallier quelques-unes de ces insuffisances et difficultés, la Fondation Okala étudie la possibilité de construire un bâtiment scolaire de 2 ou 3 salles de classe, avec des pupitres et quelques bureaux.

Fondation OKALA – pour l’éducation en Afrique.

Site web : www.okalasfoundation.org/fr 

Courriel : info@okalasfoundation.org