Jean-Tobie Okala, PhD

Jean-Tobie Okala, PhD

« Je crois que chaque être humain est bon et devrait avoir une chance équitable jusqu'à ce qu'il prouve le contraire.»

Je suis né à Nkolassa, une bourgade de l'ancien Centre-sud camerounais en Afrique centrale, dans une famille de 12 enfants. Grâce à l’éducation à laquelle ma mère (qui pourtant n’avait jamais foulé le sol d’une quelconque école) tenait tant, j’obtins une bourse d’études universitaires pour la Belgique en 1986, après mon Baccalauréat.

Onze années d’études plus tard et de nombreux obstacles surmontés à l’Université Catholique de Louvain à Louvain-la-Neuve (UCL) et à l’Université Libre de Bruxelles (ULB), j’obtins un Docteur en Communication, Information et Journalisme en 1997. Naturalisé Belge la même année, ma carrière professionnelle commence à Bruxelles où j’exerce la fonction de Chef du Service des Relations publiques à l’Administration communale de Berchem-Sainte-Agathe. 

Altruiste, et voulant contribuer davantage à une société meilleure, c’est alors que je décide de m’engager comme « Volontaire avec l’Organisation des Nations Unies (ONU). Mon premier poste sera le Timor oriental, aux confins de l’Australie et de l’Indonésie. Deux années durant (2000-2002), je mettrai mon énergie au service des populations meurtries du District d’Ermera à surmonter les traumatismes subis pendant la « guerre de décolonisation ». Le travail était difficile, traumatisant parfois mais très enrichissant. 

Du Timor oriental, je dépose mes valises en République démocratique du Congo (RDC). Vaste pays, avec neuf voisins : c’est ici que véritablement, j’ai grandi et mûri. Plus grand pays francophone du monde, la RDC a changé ma vision du monde : à cause de l’immensité de ses potentialités, mais aussi de l’extrême pauvreté de ses habitants, des violences de toutes sortes, y compris sexuelles et basées sur le Genre. Dans l’ancienne Province de l’Equateur au nord-est de ce vaste pays de plus de 2.4 millions KM2,2,j’ai connu des familles où le repas quotidien était des feuilles de manioc avec du fufu ou farine de manioc et où on mangeait par un système de rotation : un jour, les garçons, le jour d’après, les filles. Le même système était pratiqué aussi pour l’éducation des enfants. Généralement, on privilégiait les garçons au détriment des filles pour l’éducation. Cela m’a révolté. 

Après deux années de volontariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement PNUD-RDC, j’ai intégré l’ONU comme officier de l’Information publique. Seize ans plus tard, j’y suis toujours, après avoir parcouru les quatre coins du pays que je considère comme ma 2e nation d’adoption. 

J’ai eu la chance d’aller à l’école, de voyager à travers le monde entier, de vivre entre au moins continents : l’éducation et mon exposition aux milieux multiculturels ont beaucoup compté dans mon parcours. 

Cette Fondation est donc l’aboutissement d’une mûre réflexion, mais aussi la concrétisation d’une certaine idée de la solidarité et même de la foi agissante. Catholique pratiquant, je crois que tout être humain est bon, à condition de lui prouver le contraire.